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Actualités

-* Rhapsody in blue : conférence sur le rôle de la lumière bleue

-* La journée des maladies rares 2010

-* Week-end scientifique à l’UNESCO

-* La taurine : clé de la toxicité visuelle d’un anti-épileptique de l’enfant ?

-* Un incendie à l’Institut de la Vision

-* Lancement de l’appel à projet PANAMMES : une innovation en faveur de la mobilité et de l’accessibilité

-* XXVIèmes Rencontres Nationales de l’I.R.R.P. et La Marche pour la Vue (deuxième édition)

-* Master Class Brainbow : Voir les neurones en couleurs

-* Inauguration de l’Institut de la Vision

-* Rencontre scientifique entre l’Institut de la Vision (Paris) et l’Institute of Ophthalmology (Londres)


Rhapsody in blues : conférence sur le rôle de la lumière bleue

Le Muséum d’Histoire Naturelle de Genève a accueilli le 25 mars dernier une conférence intitulée “Rhapsody in Blue”, organisée par le Professeur Avinoam B. Safran, Chef du service d’ophtalmologie des Hôpitaux Universitaires de Genève. Cette conférence, sur le thème des « deux faces du bleu » - a permis la présentation des progrès récents dans la connaissance de la lumière bleue dans la pratique ophtalmologique. Une dizaine d’interventions par les plus grands spécialistes du domaine ont permis de discuter le rôle de la lumière bleue dans les mécanismes physiologiques et pathophysiologiques, comme par exemple son action sur la modifications des rythmes circadiens et la sécrétion hormonale, la propension au sommeil et à la vigilance, les émotions et la cognition, la neurophysiologie rétinienne et la contraction pupillaire.

Depuis 150 ans, les bâtonnets et les cônes ont été considérés comme les seuls photorécepteurs présents dans l’œil des mammifères. Des résultats récents (2002) ont cependant montré qu’il existe un nouveau photorécepteur, le pRGC (pour cellules du ganglion rétinien photosensible), également appelé ipRGC (pour ganglion rétinien photosensible intrinsèque). Celui-ci possède des caractéristiques morphologiques et fonctionnelles distinctes. Outre ses effets visuels connus, la lumière peut générer des réponses cérébrales non-visuelles (dites informations visuelles inconscientes) qui sont transportées par un photo-pigment appelé mélanopsine. La mélanopsine est caractérisée par sa sensibilité à la lumière bleue (longueur d’onde 470-480 nm). Les cellules des ganglions rétiniens (pRGC) exprimant la mélanopsine transmettent des signaux à des régions spécifiques de l’hypothalamus (comme les noyaux suprachiasmatiques) et à des structures cérébrales non hypothalamiques (comme le colliculus supérieur, le noyau géniculé latéral et les noyaux cortico-médians de l’amygdale). Bien que moins de 1 % des cellules de ces ganglions rétiniens soient photoréceptrices, elles semblent jouer un rôle majeur dans la physiologie de la réponse à la lumière du jour. Elles codent en effet l’intensité de la lumière environnante, ajustent les horloges biologiques, contrôlent la synthèse de mélatonine, ajustent le diamètre de la pupille et participent à des régulations dans la sphère de l’émotion/cognition.

L’intervention du Dr A. Kawasaki (Lausanne) s’est concentrée sur les cellules ganglionnaires de la rétine exprimant la mélanopsine et leur sensibilité à la lumière bleue. Le Dr Kawasaki a souligné le fait que ces cellules ont été extrêmement bien conservées au cours de l’évolution et ont joué un rôle essentiel dans la survie de l’espèce. Dans la rétinite pigmentaire, jusqu’à 90 % des cellules ganglionnaires sont conservées, tandis que cônes et bâtonnets sont gravement endommagés. Dans la neuropathie optique héréditaire de Leber, les patients perdent la vision, mais conservent le réflexe pupillaire. Ce réflexe de la pupille à la lumière bleue est contrôlé par la mélanopsine. Il a été proposé que la « pupillométrie chromatique » puisse devenir un test de dépistage et une méthode alternative de diagnostic pour les maladies dégénératives de la rétine.

De nouvelles techniques d’imagerie de la rétine et leurs implications diagnostiques ont été discutées par le Dr G. Donati (Genève). Le Dr F. Majo (Lausanne) a présenté l’usage des colorants bleus en chirurgie oculaire.

Le Pr J-A Sahel (Paris) a consacré son séminaire aux mécanismes qui sous-tendent la rétino-toxicité de la lumière bleue. Il a révélé le rôle de différents facteurs, comme le stress oxydatif et l’âge, modulant de manière directe et cumulative la sensibilité de la rétine aux effets photo-toxiques de la lumière bleue. La rétine humaine est protégée du rayonnement des longueurs d’ondes courtes par la cornée et le cristallin, qui absorbent la lumière UV en-dessous de 295 et 400 nm respectivement. Il est maintenant établi que la lumière, en particulier la lumière bleue, peut interagir avec la lipofuscine et la mélanine, deux molécules photo-sensibilisatrices de l’épithélium pigmentaire de la rétine, ainsi que les opsines et les rétinoïdes, des photo-sensibilisateurs associés aux photorécepteurs, provoquant des dommages cellulaires par la génération d’espèces réactives de l’oxygène (ROS). Le Pr Sahel a souligné l’intérêt du rôle de facteurs de protection potentiel contre ces phénomènes physiopathologiques.

Le Dr A. Roth (Genève) a fait un exposé sur les effets secondaires possibles de la « pilule bleue », le Viagra ® (sildénafil), comme la perception altérée de la lumière et des couleurs (cyanopsie) et la neuropathie optique ischémique aiguë.

Les étapes clés du développement de technologies de pointe, qui permettent de limiter les risques indésirables de l’exposition à lumière bleue, ont ensuite été présentées par T. Villette, Directeur du Département de Recherche et Développement Neuro-bio-sensoriel de la Société Essilor, Paris.

De nouveaux horizons dans la compréhension des mécanismes de la chronobiologie ont été exposés par le Dr M. Munch (Lausanne). La lumière a été évoquée comme le plus important élément de synchronisation des rythmes biologiques. Il existe un système non-visuel, non basé sur la génération d’images qui répond de façon immédiate et appropriée aux expositions de lumière, pour assurer un rythme circadien efficace et rendre optimum les processus physiologiques diurnes. Un environnement lumineux insuffisant peut provoquer des perturbations du rythme circadien, augmentant les risques de troubles du sommeil, de dépression et de nombreuses maladies systémiques. L’éclairage artificiel est moins varié et moins riche en lumière bleue que la lumière naturelle, ce qui contribue à des pertes inconscientes de la photo-réception circadienne liées à l’âge. On sait que le vieillissement réduit la transmission de la lumière optique par le cristallin, en particulier dans les courtes longueurs d’onde, et diminue la zone de la pupille avec pour résultat une perte progressive de la photoréception circadienne. Si les photorécepteurs des cellules ganglionnaires de la rétine et leurs connexions supra-chiasmatiques sont intactes, la photoréception circadienne persiste alors, y compris chez les personnes aveugles. C’est pourquoi les patients aveugles doivent être encouragés à s’exposer à la lumière du jour.

L’éclairage par l’environnement est inversement corrélé à l’insomnie et la dépression, deux problèmes de santé qui augmentent avec l’âge. Le lien entre lumière et dépression a été souligné par le Dr J. M. Aubry (Lausanne) comme une cible possible pour le développement de stratégies thérapeutiques permettant de soigner les troubles affectifs saisonniers (TAS), qui touchent environ 10 % de la population au cours de l’automne et de l’hiver. Une lumière vive, en particulier à partir de sources plus riches en lumière bleue, comme la lumière du jour en plein air, peut réduire ou éliminer l’insomnie et la dépression, et normaliser les variations des hormones circadiennes, l’humeur, la vigilance et la fonction cognitive.

Enfin, des considérations croisées sur les neurosciences de la vision et des questions de neuropsychiatrie ont été discutées par le Pr P. Lanthony (Paris) et le Pr A. Safran en s’appuyant sur les ombres bleues dans la peinture et l’utilisation de la couleur bleue dans des œuvres maitresses de Claude Monet et de Picasso. Une attention particulière a également été accordée à l’impact significatif de la couleur bleue pour exprimer l’état mental de la dépression. L’association étroite entre le bleu, la cécité et la dépression a été clairement soulignée.

La conférence a offert une excellente opportunité de communication d’informations scientifiques et médicales nouvelles et a donné la preuve d’une coopération fructueuse entre ophtalmologistes, neurobiologistes et psychiatres, ouvrant de nouveaux horizons pour les programmes de formations universitaires postdoctorales et de formation continue.

Pour télécharger le programme de la conférence : cliquez ici


La journée des maladies rares 2010

Cette année, le 28 février a été officiellement désigné comme "Journée Internationale des Maladies Rares ". Ensemble, les organisations de malades, les représentants des gouvernements, les professionnels de santé, les chercheurs des universités, des grands organismes et de l’industrie participent à un grand nombre de manifestations destinées à soutenir la cause des maladies rares. Cette année le thème retenu est "Les malades et les chercheurs, partenaires pour la vie !"

Pour la première fois en 1999, la Commission Européenne a adopté un programme d’action communautaire afin d’assurer un haut niveau de protection sanitaire et une meilleure connaissance des maladies rares. Une maladie est définie comme rare quand elle affecte 1 individu sur 2000 dans la population générale. Aujourd’hui, les maladies rares représentent une des priorités des Programmes d’Action de la CE en Santé, afin d’encourager les états membres dans le diagnostic, le traitement et les soins à donner aux 36 millions de citoyens européens atteints de maladies rares (Recommandation du Conseil pour une Action dans le champs des Maladies Rares, Luxembourg, 9 Juin 2009).

On estime qu’il y a 6 000 à 8 000 maladies rares et qu’environ 80 % d’entre elles sont génétiques. Les maladies génétiques affectant la vision englobent un grand nombre de pathologies oculaires. Près de 500 gènes impliqués et des mutations spécifiques dans plus de 150 de ces gènes ont été identifiées à ce jour. Les maladies rares de la vision (cataracte congénitale, glaucome, dégénérescence de la rétine, atrophie du nerf optique, malformations de l’œil) constituent un grave problème de santé publique car elles sont responsables de plus de 60 % des cécités chez l’enfant. La rétinite pigmentaire affecte 1 malade sur 3000 - 5000 individus et est responsable de la perte de la vision d’1.5 millions de personnes dans le monde. Le syndrome de Usher (surdité et cécité) touche un enfant sur 20 000 - 25 000. Le rétinoblastome, une néoplasie embryonnaire rare de la rétine (1 sur 20 000) est la plus fréquente tumeur intra-oculaire de l’enfant. Chez l’adulte, le glaucome et la dégénérescence maculaire liée à l’âge sont parmi les premières causes de cécité et semblent être d’ordre génétique dans la majorité des cas. On estime qu’une anormalité oculaire existe chez un tiers des maladies rares systémiques (comme le syndrome de Marfan, la neurofibromatose, l’albinisme oculo-cutané, le syndrome de Stickler, le CHARGE syndrome) ce qui signifie que plus de 1800 syndromes impliquent une atteinte oculaire. Ainsi, les maladies génétiques de la vision bien que considérées souvent comme des maladies rares, représentent un problème de santé publique majeur et font partie des priorités de l’OMS.

Après la mise en place de la première journée des maladies rares le 29 février 2008, la Journée Internationale des Maladies Rares, le 28 février 2010, soulignera l’effort de communication sur la recherche dans ce domaine et le succès des partenariats entre malades et chercheurs. La recherche représente en effet un grand espoir pour les millions de malades atteints de maladies rares aujourd’hui sans traitement

L’Institut de la Vision a été créé en 2008 avec le soutien de l’Inserm, du CNRS, de l’Université Pierre et Marie Curie (UMPC), et du Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie (CHNO) des Quinze-Vingts. C’est un des premiers Centre de Recherche Européen pour les maladies oculaires et l’unique Centre en France exclusivement dédié à l’ophtalmologie. Le Centre d’Investigation Clinique (CIC) du centre hospitalier des Quinze-Vingts offre une plateforme pour des études cliniques innovantes et constitue le Centre National de Référence sur les Maladies Rares de la Rétine. Il fait également partie d’un réseau d’excellence en Europe pour les essais cliniques, le EVI.CT.SE (European Vision Institute. Clinical Trials. Sites of Excellence). Le CIC est spécialisé dans la recherche sur les pathologies de la rétine, une des sources majeures de cécité. Environ 200 cliniciens et chercheurs travaillent ensemble à l’Institut de la Vision au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces maladies dévastatrices. Ces travaux s’appuient sur de solides collaborations scientifiques et des réseaux de cliniciens et de chercheurs au plan international, ainsi que sur les innovations technologiques et les projets de recherche translationnels, souvent conduits en partenariat avec l’industrie.

Quelques uns des thèmes prioritaires actuels incluent les corrélations phénotype/génotype, la prévention et le traitement de la néovascularisation dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la physiopathologie et les options thérapeutiques dans la rétinite pigmentaire et la rétinopathie diabétique, les formes familiales d’occlusions veineuses rétiniennes et leur traitement, la neuropathie héréditaire de Leber, le glaucome, la rétine artificielle. Les études cliniques en cours sont consultables sur le site suivant : www.cicoph.org

La recherche constitue une véritable promesse d’amélioration de la prise de décision médicale et de traitement des maladies rares de la vision. L’Institut de la Vision offre une expertise scientifique exceptionnelle et un profond engagement pour la réalisation de cette promesse.


Week-end scientifique à l’UNESCO

Ce week-end (28 et 29 novembre 2009), l’UNESCO accueille 2 événements scientifiques et médicaux majeurs liés aux questions de longévité.

Pour sa VIe édition, le Forum scientifique UNESCO-Paris-Match consacrera ses trois heures de conférence à un thème majeur : "Arthrites, arthrose, ostéoporose : les dernières avancées pour rester actif."En parallèle du Forum scientifique, la chaîne LoNgEviTV.com organise les premiers "Etats généraux du bien vieillir" composés de sept tables rondes de deux heures chacune faisant le point sur l’ensemble des questions clés liées au vieillissement.

Une expertise scientifique unique

Le Forum scientifique UNESCO-Paris-Match et les Etats généraux du bien vieillir proposent un dispositif unique de plus de 90 experts, témoins et personnalités mobilisés sur l’ensemble des conférences et tables rondes. Tous les domaines clés liés à la longévité y seront abordés (la vision, la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrose, l’ostéoporose, la nutrition, la mémoire, le coeur…) à l’occasion des tables rondes des Etats généraux du bien vieillir. La table ronde sur la vision accueillera notamment le Pr José-Alain Sahel, Directeur de l’Institut de la Vision, et Gilbert Montagné.

Un village de la longévité ouvert

En plus des tables rondes, le public pourra profiter d’un village de la longévité aménagé pour l’occasion dans les locaux de l’UNESCO. Les principaux acteurs industriels impliqués dans le domaine de la longévité y partageront leurs recherches, découvertes et solutions liées au problématiques du bien vieillir. Des dépistages visuels et d’hypertension artérielle gratuits ainsi que des rencontres avec des spécialistes et des associations de patients seront également possibles.

Ce forum est gratuit et ouvert à tous sur inscription :

Lieu
Maison de l’Unesco
125 avenue de Suffen
75007 Paris


La taurine : clé de la toxicité visuelle d’un anti-épileptique de l’enfant ?

Le vigabatrin(Sabril), molécule de première intention pour le traitement de l’épilepsie de l’enfant, produit dans de nombreux cas des effets secondaires conduisant à une perte irréversible de vision. Serge Picaud, directeur de recherche à l’Inserm et ses collaborateurs de l’Institut de la vision viennent de trouver l’origine de cet effet secondaire et des stratégies pour le limiter. Ils ont montré que le vigabatrin entraîne une forte diminution du taux sanguin d’un acide aminé, la taurine, avec pour conséquence une dégénérescence des cellules de la rétine induite par la lumière. Les chercheurs proposent alors de diminuer l’exposition à la lumière et de s’assurer d’une alimentation riche en taurine afin de limiter immédiatement les effets secondaires chez les enfants sous traitement. La validation d’un traitement alternatif associant vigabatrin et taurine prendra quant à elle plusieurs années de développement. Ces travaux sont publiés dans la revue Annals of neurology.

L’épilepsie affecte 1% de la population mondiale. Chez l’enfant, sa prise en charge reste très restreinte et le vigabatrin (commercialisée en France sur le nom de Sabril®), dispose d’une autorisation de mise sur le marché pour les enfants de moins de 2 ans. Cet anticonvulsivant qui se voit également administré aux adultes après échec des autres traitements est parallèlement en cours d’évaluation pour le traitement des addictions à l’héroïne, à la cocaïne, et aux métamphétamines.

Toutefois, les effets secondaires importants de ce médicament peuvent induire une altération de la rétine et entrainer une restriction du champ visuel constatée pour 10 à 40% des patients selon les études. Afin de comprendre les modes d’action de ce médicament et surtout le mécanisme d’altération de la fonction visuelle, les chercheurs de l’Inserm ont dans un premier temps administré durant plusieurs mois du vigabatrin à des rats et analysé l’influence de l’exposition à la lumière pendant le traitement. Les résultats montrent que les lésions de la rétine sont absentes lorsque les animaux sont maintenus dans l’obscurité pendant toute la durée du traitement.

Par ailleurs, de précédents travaux ayant montré qu’une déficience de l’organisme en taurine (acide aminé), déclenche la dégénérescence des photorécepteurs (cellules de la rétine qui convertissent la lumière en signal nerveux), les chercheurs ont mesuré, chez les rongeurs, le taux plasmatique de dix neuf acides aminés. Alors que la concentration de la plupart des acides aminés était identique chez les animaux sous vigabatrin et chez les rats non traités, le taux de taurine s’est avéré 67% inférieur chez les animaux traités.

La taurine est essentiellement apportée par l’alimentation. En fournissant une alimentation supplémentée en taurine à certains animaux sous traitement, les chercheurs ont constaté que leur acuité visuelle était supérieure à celle des animaux non supplémentés. De plus, les dosages en acides aminés effectués chez six enfants sujets à des crises d’épilepsie régulières et sous vigabatrin révèle un niveau de taurine très inférieur aux valeurs normales rapportées pour des enfants du même âge, voire indétectable.

Grâce à ces différents tests, les scientifiques ont réussi à prouver que le vigabatrin entraîne une forte diminution du taux de taurine dans le plasma. Cette baisse importante est responsable de la dégénérescence des photorécepteurs et donc de la toxicité rétinienne chez les animaux exposés à la lumière.

En attendant la confirmation chez l’homme de l’intérêt de supplémenter en taurine les patients sous Vigabratin, les chercheurs proposent des solutions immédiates afin de limiter les effets secondaires chez les patients. « Dans un premier temps, il convient donc de bien vérifier que les patients sous vigabatrin consomment suffisamment d’aliments contenant de la taurine. Il est important également de les exposer le moins possible à la lumière (pas de veilleuses dans les chambres des bébés la nuit par exemple) et de leur faire porter des lunettes de soleil » précise Serge Picaud.

Les chercheurs rappellent, en outre, que toute supplémentation en taurine doit faire l’objet d’un avis médical.

Pour en savoir plus :

  • Firas Jammoul MD (1,2), Qingping Wang MD (1,2,3), Rima Nabbout MD (4,5,6), Caroline Coriat MD (1,2), Agnès Duboc PhD (1,2), Manuel Simonutti (1,2), Elisabeth Dubus (1,2), Cheryl M. Craft PhD (7), Wen Ye MD (3), Stephen D. Collins MD PhD (8), Olivier Dulac MD (4,5,6), Catherine Chiron MD (4,5,6), José A. Sahel MD (1,2,9,10), Serge Picaud PhD (1,2,10,11).

1 Inserm, U592, Institut de la Vision, Paris, France
2 Université Pierre et Marie Curie-Paris6, UMR-S 592, Paris, France ;
3 Fudan University, Ophthalmology Department, Huashan Hospital, Shanghai, China
4 Inserm, U663, Paris, France
5 University Rene Descartes, Paris V, Paris, France
6 APHP, Hopital Necker, Service de Neuropédiatrie, Paris, France
7Ophthalmology and Cell & Neurobiology Departments, Keck School of Medicine of the University of Southern California, and The Mary D. Allen Laboratory for Vision Research, Doheny Eye Institute, Los Angeles, USA
8 Ovation Pharmaceuticals, Deerfield, USA
9 Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie des Quinze-Vingts, Paris, France ;
10 Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild, Paris, France
11 Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, France

Source : Communiqué de presse Inserm du 16 février 2008


Un incendie à l’Institut de la Vision

Mercredi 4 février 2009, un incendie s’est déclaré vers 10h45 à l’Institut de la Vision. Le feu a pris au 5ème étage, abritant les locaux techniques du bâtiment. L’origine du sinistre n’a pas encore été définie par les experts. Le bâtiment a été évacué sans incident. Un ouvrier, qui travaillait dans les locaux techniques, a du être transféré à l’hôpital St-Antoine pour une intoxication due à la fumée, mais sans que son état suscite d’inquiétude majeure. L’action des sapeurs pompiers et de la police a permis de gérer ce sinistre avec efficacité.

A l’intérieur de l’Institut, les 3ème et 4ème étages, abritant les équipes de recherche académique, ont été envahis par une importante fumée et fortement endommagés. Les dégâts matériels sont importants : des équipements lourds doivent être réparés ou remplacés. La remise en état de ces étages prendra de nombreuses semaines à plusieurs mois.

Les équipes académiques seront redéployées dés que possible dans d’autres locaux de l’Institut, notamment grâce au soutien des entreprises partenaires (Essilor, Fovéa, Théa…) qui ont mis à leur disposition des espaces de laboratoires et de bureaux.

Une forte solidarité s’est exprimée à cette occasion, tant des laboratoires Franciliens, que des pouvoirs publics (Ministre de la Recherche, Maire de Paris et ses adjoints, Conseil Régional), de Fondations privées (Fondation Bettencourt-Schuller). Ce soutien et celui des tutelles (Inserm, UPMC, Hôpital des Quinze-Vingts) sont réconfortants dans ce contexte très difficile.


Lancement de l’appel à projet PANAMMES : une innovation en faveur de la mobilité et de l’accessibilité

La Ville de Paris, en partenariat avec la fondation « Voir et Entendre » et son Institut de la Vision, lance un appel à projet pour développer une zone d’expérimentation urbaine autour de l’hôpital des Quinze-Vingts (12e arr.). Ce projet d’aménagements nouveaux vise à améliorer la mobilité des malvoyants et des malentendants et va se déployer par vagues successives de tests de 2009 à 2014.

Paris attache la plus grande importance à l’amélioration des conditions de déplacement sur la voirie des personnes handicapées, et en particulier des déficients visuels. Dans ce cadre, elle encourage les innovations issues de la recherche scientifique et technologique pouvant aboutir à la création ou au développement d’entreprises innovantes.

En quoi consiste le projet PANAMMES ?

Offrir une attractivité aux jeunes entreprises innovantes pour qu’elles puissent tester leurs outils, et augmenter la sécurité et le confort des déficients visuels et auditifs au cours de leurs déplacements ; tels sont les objectifs de cette expérimentation.

Bien que les aménagements soient destinés à l’ensemble des piétons, la cible visée concerne principalement les aveugles et malvoyants (plus de 1,7 millions de personnes en France) et les malentendants (plus de 6 millions). L’idée : qu’un visiteur sourd ou aveugle dispose d’informations pour effectuer de manière intuitive un déplacement et puisse être informé de l’actualité du quartier.

Ces expérimentations s’échelonneront sur cinq ans par phases successives de six mois sur le périmètre compris entre la place de la Bastille, la rue de Charenton, la rue Moreau et l’avenue Daumesnil.

Deux types d’équipements pourront être proposés : des équipements non technologiques comme la signalisation, l’éclairage urbain, la colorimétrie, les révélateurs de sols pour les malvoyants, et des équipements technologiques comme un service nomade qui pourra afficher sur le téléphone des plans à la demande, ou encore un système de commande vocale, le renvoi d’infos à partir du toucher avec la canne blanche.

La Ville de Paris et l’Institut de la Vision sélectionneront les projets d’expérimentation au regard de leurs aspects technologiques et innovants ainsi que des contraintes de voirie. L’ergonomie, l’intuitivité, la simplicité et l’investissement initial ainsi que le coût d’acquisition de la technologie sont autant de critères qui devront guider l’ensemble des projets industriels identifiés.

Vous souhaitez être candidat ?

Les candidats sont invités à retirer un dossier les jours ouvrés de 9h30 à 12h et de 14h à 16h, à la Ville de Paris, Direction de la voirie et des déplacements, Agence de la mobilité, entresol (bureau E28), 40, rue du Louvre, 75001 Paris. Les projets devront être remis à cette même adresse au plus tard le 13 mars prochain à 16h.

Contact :

Emmanuel Gutman,
Responsable partenariats industriels, Institut de la Vision : gutmanemmanuel@gmail.com


XXVIèmes Rencontres Nationales de l’I.R.R.P.
et La Marche pour la Vue (deuxième édition)

Du 7 au 10 mai 2009 au centre Vacancèze de Bessèges (30)

Jeudi 07 mai 2009 : Accueil des participants

Vendredi 08 mai 2009 :

  • Matinée : Détente au centre des termes des Fumades
  • Après-midi : 16 heures Assemblée Générale Ordinaire de l’IRRP
  • Soir : « Soirée entre-nous » afin de faire connaissance avec les nouveaux participants

Samedi 09 mai : « La Marche pour la Vue (deuxième édition) »

  • Journée avec trois randonnées pédestres : 20, 10 et 6 km et un parcours découverte de la faune et la flore cèvénoles
  • D’autres activités ludiques et champêtres seront proposées sur le site.
  • Démonstration de matériel adapté, et parcours de mise en situation du handicap visuel.
  • 16h30 - Conférences médicales
    - Prof. Christian Hamel - Inserm Montpellier - « Rétinite pigmentaire ; une maladie aux formes diverses et des thérapies qui commencent »
    - Dr Marie Péquignot de l’équipe du Prof Hamel « Maladies du cycle visuel et études chez la souris »
    - Dr Guy Lenaers « Le point sur les récentes découvertes concernant les neuropathies optiques héréditaires »
    - Dr Luc Jean-Jean – CHU Nîmes - « La consultation neuro-ophtalmologique en pratique »

A la fin des conférences, remise du chèque pour le soutien à la recherche au laboratoire Inserm Montpellier

Apéritif – repas avec Animation musicale

Dimanche 10 mai 2009 :
Journée culturelle avec découverte du patrimoine local

Vous pouvez retrouver l’intégralité du programme sur le site www.irrp.asso.fr


Master Class Brainbow : Voir les neurones en couleurs

L’Inserm et l’AST (Association Science et Télévision) ont organisé le 17 décembre dernier une Master Class, dont le but était de faire se rencontrer le monde de la science et celui de l’audiovisuel.

Le Pr José-Alain Sahel et Jean Livet étaient présents pour présenter l’Institut de la Vision et la technique innovante Brainbow devant un parterre composé d’auteurs, de réalisateurs, de producteurs, de diffuseurs et de scientifiques.

Visualiser les présentations du Pr Sahel et de Jean Livet


Inauguration de l’Institut de la Vision

L’Institut de la Vision a été inauguré officiellement le 11 décembre 2008, en présence du Président de l’Université Pierre et Marie Curie, du Doyen de la Faculté de Médecine, du Directeur Général de l’Inserm, de Monsieur Jean-Paul Huchon, Président du Conseil Régional d’Ile de France, de Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris et de Madame Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Après la conférence de presse et les discours officiels, un colloque scientifique a eu lieu dans l’après-midi, en présence de l’ensemble des membre de l’Institut de la Vision et de personnalités scientifiques étrangères telles que le Directeur du National Eye Institute (Etats-Unis).

Télécharger le dossier de presse

Discours d'inauguration de l'Insitut de la Vision

Discours du Pr José-Alain Sahel - © Vincent Kriéger


Rencontre scientifique entre l’Institut de la Vision (Paris) et l’Institute of Ophthalmology (Londres)

Le mardi 2 décembre 2008, l’Institut de la Vision - Paris, et l’Institute of Ophthalmology (Londres) se sont rencontrés à la Fondation Singer-Polignac pour une conférence sur le thème : Combattre les maladies cécitantes : vers un effort conjoint.

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