Etude des maladies rétiniennes par génétique et biologie fonctionnelle et exploration de nouvelles voies de thérapie génique
Contact
- Nom : Pr Shomi BHATTACHARYA (Chaire d’excellence, UPMC)
- E-mail : smbcssb@ucl.ac.uk
- Téléphone : 01 53 46 25 43
- Membres de l’équipe
Présentation
Les maladies de la rétine couvrent un large éventail de phénotypes, allant de troubles mineurs (problèmes de vision des couleurs, de cécité nocturne congénitale stationnaire (CNGS) etc.) jusqu’à la dégénérescence sévère des photorécepteurs.
Ces pathologies peuvent être d’origine monogénique, comme pour la rétinopathie pigmentaire (RP), ou bien polygénique, comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
Il a également été montré que dans de nombreux cas cliniques distincts, les entités sont génétiquement hétérogènes. Par exemple, plus de 40 gènes ont été décrits pour la rétinopathie pigmentaire (OMIM#268000) jusqu’à présent. Ils comprennent les gènes codant pour les composants de la cascade de phototransduction, les protéines impliquées dans le métabolisme rétinoïde, les protéines d’interactions entre cellules, les protéines de la structure des photorécepteurs, les facteurs de transcription, les protéines de transport intracellulaire, les facteurs d’épissage et des protéines spécifiques de l’épithélium pigmentaire rétinien.
Grâce aux ressources uniques disponibles à Paris, la base de données génétiques de patients à phénotypes oculaires variés se développe rapidement. La collecte de sang et les phénotypages cliniques détaillés sont également réalisés de façon courante, et nous prévoyons que de larges familles compatibles pour des analyses génétiques moléculaires et le clonage de nouveaux gènes responsables de maladies soient découvertes.
Pour les désordres polygéniques, des études d’association seront poursuivies utilisant par étude des polymorphismes à l’aide de puce d’hybridation de SNPs à haute densité disponibles dans le commerce.
Les études génétiques sur la DMLA sont fondées sur la classification des phénotypes et sur des données nutritionnelles. De même, nous poursuivrons l’enrichissement de la base de données moléculaire sur les phénotypes uniques et rares associés à certaines maladies oculaires afin de comprendre leurs mécanismes pathogéniques.
En parallèle, la bioinformatique et l’étude de modèles animaux in vitro et in vivo ainsi que la compréhension du fonctionnement normal et pathologique de l’épithélium pigmentaire rétinien pourront nous éclairer sur les mécanismes de développement des maladies et les gènes qui y sont associés.
L’effet des mutations sur le rôle des protéines sera également étudié grâce aux plate-formes de génomique fonctionnelle comprenant la biologie computationnelle pour les prédictions de relation structure/fonction, la biologie cellulaire, l’analyse de l’expression quantitative en temps réel, les analyses transqriptomiques et protéomiques sur tissus, la biochimie et les modèles animaux in vivo.
La découverte de nouveaux gènes et la compréhension de leur mécanismes génétiques sous-jacents devraient nous permettre d’identifier de nouvelles voies biologiques, et de faciliter le développement d’approches générale ou spécifiques à certaines pathologies pour le traitement des pathologies oculaires héréditaires.
Pour soutenir la recherche sur les maladies oculaires : cliquez ici
Membres de l’équipe
Directeur de recherche : Pr Shomi BHATTACHARYA (Chaire d’excellence, UPMC)
- Isabelle Audo (PH, Career Development Award Foundation Fighting Blindness)
- Pascale Benlian (MCU-PH, HDR, UPMC)
- Kinga Bujakowska (Post-doc)
- Jordan Doumanov (Post-doc)
- Veselina Moskova (Assistant ingénieur)
- Eric Souied (PUPH Paris 12)
- Christina Zeitz (Young Investigator)
- Emeline Nandrot (Young Investigator)
Dernières publications
Chakarova CF, Papaioannou MG, Khanna H, Lopez I, Waseem N, Shah A, Theis T, Friedman J, Maubaret C, Bujakowska K, Veraitch B, Abd El-Aziz MM, Prescott de Q, Parapuram SK, Bickmore WA, Munro PM, Gal A, Hamel CP, Marigo V, Ponting CP, Wissinger B, Zrenner E, Matter K, Swaroop A, Koenekoop RK, Bhattacharya SS (2007). Mutations in TOPORS cause autosomal dominant retinitis pigmentosa with perivascular retinal pigment epithelium atrophy. Am J Hum Genet. 81:1098-1103.
Leveziel N, Zerbib J, Richard F, Querques G, Morineau G, Fremeaux-Bacchi V, Coscas G, Soubrane G, Benlian P, Souied EH (2008). Genotype-phenotype correlations for exudative Age-related Macular Degeneration associated with homozygous HTRA1 and CFH genotypes. Invest Ophthalmol Vis Sci. Published online Mar 24 2008.
Doumanov JA, Daubrawa M, Unden H, Graeve L (2006). Identification of a basolateral sorting signal within the cytoplasmic domain of the interleukin-6 signal transducer gp130. Cell Signal. 18(8):1140-1146.
Vithana, E.N., Abu-Safieh, L., Allen, M.J., Carey, A., Papaioannou, M., Chakarova, C., Al-Maghtheh, m., Ebenezer, N.D., Willis, C., Moore, A.T., Bird, A.C., Hunt, D.M.and Bhattacharya, S.S. (2001). A human homolog of yeast pre-mrna splicing gene, prp31, underlies autosomal dominant retinitis pigmentosa on chromosome 19q13.4 (rp11). Mol. Cell, 8 : 375-381.
Leveziel N, Souied EH, Richard F, Barbu V, Zourdani A, Morineau G, Zerbib J, Coscas G, Soubrane G, Benlian P. PLEKHA1-LOC387715-HTRA1 polymorphisms and exudative age-related macular degeneration in the French population. Mol Vis. 2007 ;13:2153-9.



